Introduction à l’intervention sur l’école dans le 93.

Introduction à l’intervention sur l’école dans le 93.

Chers collègues,

Une courte remarque liminaire avant d’entrer dans le vif du sujet :
Si ma compagne et moi militons depuis quelques années au FN, et si j’ai jugé bon de cotiser au collectif Racine, c’est parce que celui-ci s’est défini comme une « boîte à idées » dont le but est de procéder, non seulement à l’analyse de la situation scolaire en France, mais encore à la détection de problèmes, et surtout à la proposition de solutions concrètes qui prépareraient le nécessaire travail de refonte de l’Éducation Nationale, que devrait effectuer un éventuel gouvernement FN, que nous appelons de nos vœux dans un proche avenir.
C’est pour participer à ce travail que ma compagne vous présente l’exposé de ce soir.

Je me permettrai, quant à moi, de donner une brève introduction à cette intervention.
J’ai expérimenté le même genre de problèmes que ceux dont elle parlera, au cours de ma carrière, dont une notable partie s’est effectuée dans des lycées difficiles de la banlieue parisienne.
Cette expérience j’ai eu la possibilité de la mettre en perspective par deux sortes de comparaisons :
1. avec ce qui se passait avant (j’ai commencé ma carrière en 1978) ;
2. avec ce qui se passait ailleurs (j’ai enseigné dans un institut universitaire privé)
Je me trouve donc à même de dresser une ébauche de tableau comparatif dont je vais vous fournir un résumé succinct.

Je commencerai par un constat inquiétant sur l’objet premier de nos missions : le niveau des élèves, en forte baisse, artificieusement compensée par une inflation de la notation, laquelle implique une décrédibilisation des diplômes, donc à moyen terme des aptitudes professionnelles, et à long terme des savoirs et des savoir-faire français, avec les incidences économiques et culturelles qui en résulteront.
Congédions les expertocrates au profit du retour d’expérience direct : lors d’un stage de formation où intervenaient des profs de fac, ceux-ci se plaignaient que nous leur envoyions des bacheliers avec lesquels ils perdaient beaucoup de temps à effectuer un travail de remise à niveau.
Une courte enquête m’a suffi pour constater que les profs de seconde faisaient la même remarque aux profs des collèges, et les profs des collèges à ceux du primaire… Que diront à leur tour les employeurs des diplômés frais émoulus de la fac ? Que diront leurs clients ?…
Économie faite de statistiques tarabiscotables à l’infini, le simple sens commun nous informe au niveau factuel, que nous nous trouvons ici en présence d’un phénomène que les sociologues appellent « boucle de rétroaction », qui a pour propriété de provoquer un runaway, c’est-à-dire un emballement du système, qui évolue vers sa rupture.

Ce phénomène peut s’expliquer par un faisceau de causes, en tête desquelles se trouve, me semble-t-il, l’utopie des pédagogues anarcho-libéraux qui ont vilipendé, ringardisé, et liquidé la transmission du savoir, au profit de la construction de celui-ci par l’élève lui-même.
Ce système qui prétend libérer l’élève de tout déterminisme, ne fait qu’introduire dans sa conscience une chronique indétermination, fonctionnant comme un vide appelant anxiogène, que les experts en neurosciences, et en neuro-business sont prêts à combler … non par la saine nutrition d’un apprentissage méthodique fournissant un accès au réel au prix de discipline et d’efforts … mais par la malbouffe d’une répétition incantatoire des idéologèmes déréalisants qui dégoulinent en permanence dans les médias, et qui impactent sa conscience sans requérir ni discipline, ni effort : le prêt-à-penser d’une civilisation nihiliste, de consommateurs déracinés, canalisés par le marché transnational, et destinés à devenir les robots du mondialisme … ou les esclaves de l’Islam.

Étant donné que, comme nous l’apprend l’histoire, les idéologies de la liberté ne s’appliquent que par des mesures liberticides, la bureaucratie (qui a opéré, depuis la fin de la guerre froide, une synthèse entre la technostructure soviétique et la technostructure managériale) n’a retiré l’autorité aux professeurs sur leurs élèves, théoriquement libérés, que pour se la réattribuer sur les professeurs, pratiquement larbinisés.
Nos collègues, qui sont passés, au fil du temps, du statut de fonctionnaires du service public à celui de « ressources humaines », marchandise faisant l’objet d’une gestion par le stress, le chantage, la sourde oreille et la langue de bois, endurent cet assujettissement indécent, tant au niveau de leur sélection, qu’à celui de leur formation, … sans oublier la notation administrative et pédagogique, vouant les déviants à une médiocrité affligeante, voire à des postes ingérables, tandis que les opportunistes collectionneront les promotions.

Cette purge stalinienne ne laisse plus subsister que l’opacité résiduelle d’un personnel docile, constitué, d’une part, de bobos militants qui perpétuent les paléo-communautés hippies, dans un cocktail d’esprit baba-cool et khmer rouge, et qui passent le plus clair de leur temps à camper dans l’établissement, à scotcher dans tous les azimuts des affiches antifamiliales, antiracistes, anti-homophobes, à tourner inlassablement devant leurs élèves les moulins à prières de la pensée unique, à jargonner pédagogiquement autour de la machine à café, à babiller démocratiquement dans d’innombrables réunions dont les conclusions ont été établies à l’avance … et à surveiller, dénoncer, ostraciser, les collègues qu’ils soupçonnent de dissidence … et, d’autre part, de bobos de façade, résignés à n’exercer notre beau métier qu’en ânonnant ce qu’on les oblige à ânonner, tout en prenant garde à ne jamais déraper dans le politiquement incorrect.

Observons maintenant le point d’application de cette pédagogie : les élèves.
les diplômes étant devenus des paquets-cadeaux, L’école étant passée du statut de lieu de travail à celui de lieu de vie, les enseignants étant passés du statut de professeurs à celui d’accompagnateurs, les programmes étant expurgés de leur contenu, asséchés de leurs méthodes, les CPE étant passés de la culture « maintien de la discipline » à la culture « écoute des familles » et « excuse des trublions », les surveillants ne surveillant plus que leurs ordinateurs …
Les élèves, enrichis en droits, appauvris en devoirs, sont libres !
Libres en effet de décider de travailler ou de paresser.
Libres en effet de respecter l’organisation du travail ou de la désorganiser.
A partir de là ils se divisent en deux catégories :
- ceux dont les familles ont préalablement rempli leur mission éducative, et qui ont une certaine ambition …
- et les autres, les plus nombreux, les plus effrontés, les plus cyniques.
Évidemment les premiers vont être les victimes des seconds, non seulement en classe où ils vont être empêchés de travailler, mais encore dans les couloirs et les cours de récréation où ils vont être persécutés.

Les seconds, hélas, verront leur envergure démultipliée par le fait qu’ils sont majoritairement issus de l’immigration, ce qui leur conférera, de la part de la bureaucratie, un statut prioritaire de prébendier de la victimocratie, assorti d’un permis de nuire.
Cela posé, il va de soi que la bonne marche d’un établissement scolaire ne dépend plus que . de la proportion de cette seconde catégorie d’élèves.
Certains d’entre vous ont encore la chance de pouvoir travailler à peu près normalement, le pourcentage des fauteurs de pagaille étant encore contrôlable … les autres collègues sont forcés à travailler quasiment dans le vide, notamment certains jeunes profs dépourvus de relations, parachutés dans des zones sensibles, malmenés par des racailles inassimilées, exploités par un CPE qui leur fait faire son travail de maintien de l’ordre en s’abstenant de leur en donner les moyens, et culpabilisés par un chef d’établissement qui soutient que s’il y a du désordre dans leurs cours, c’est qu’ils n’ont pas assez de « rayonnement » pour faire régner l’ordre. Jeunes collègues qui ne demandaient qu’à apporter la culture à des élèves disposés à la recevoir, et qui, bafoués, incompris, découragés, finiront par démissionner dans la honte, dans le silence, dans l’indifférence.

J’ai moi-même enseigné en fin de carrière dans des lycées interlopes du 77, entre les murs desquels j’ai pu répertorier un florilège des mille et une manières de rendre la vie commune insupportable, dont je vous livre un pointage sommaire. Voici quelques plaisanteries de mauvais goût, dont j’ai été témoin, et qui ont été étouffées par qui de droit.

Signes extérieurs d’appartenance à l’Islam, prosélytisme musulman, élèves se pavanant dans la cour, enveloppés dans le drapeau algérien, grossièretés racistes contre la France, son drapeau, ses habitants de souche.
Défilés tonitruants dans les couloirs, chants et danses de rap haineux, coups de pieds dans le bas des portes, le tout pendant les heures de cours.
Crachats, murs des toilettes et lavabos placardés d’excréments, sols des couloirs constellés de détritus, incendies de corbeilles à papier et de poubelles, bris de fenêtres par toutes sortes de projectiles.
Dégradations du matériel : toutes les serrures collées pour la journée portes ouvertes devenue journée portes fermées ; destruction de tous les ordinateurs de la salle informatique noyée par un tuyau branché sur les lavabos.
Prostitution, trafic et consommation de drogue dans les toilettes.
Vols et ventes d’objets volés (téléphones, ordinateurs high tech …).
Insultes et coups, allant jusqu’au passage à tabac, motif : les victimes (des élèves « souchiens ») n’ont pas baissé les yeux, ont résisté à un racket, ou ont osé manger un sandwich pendant le ramadan.
Attaque au couteau entre bandes rivales.
Menaces à certains professeurs pour notation jugée trop sévère.
Mise à exécution de ces menaces (une collègue a été évacuée par le SAMU, une bande de « nique la France » ayant fait irruption dans sa salle, qu’ils ont inondée de mousse d’extincteur, l’un d’eux lui a porté un coup d’extincteur au visage – traumatisme crânien)
Voilà la réalité que recouvre le slogan du « vivre ensemble ».

Par contraste, j’assurais au même moment 2h de cours hebdo dans un institut universitaire privé, où la situation était à l’inverse. J’ajoute que de 1978 à 2000, la situation dans l’école publique, sans être aussi idyllique, était encore vivable, et souvent plaisante.

Je n’ai pas manqué de méditer sur le contraste entre les deux systèmes éducatifs, et sur l’avenir professionnel des deux catégories de citoyens issus des deux types de formation.
- Les uns feront tourner la machine : ils travailleront à des tâches utiles à la collectivité nationale, fonderont des familles, respecteront l’ordre public, et paieront leurs impôts.
- Les autres détraqueront la machine : ils parasiteront les recettes fiscales en devenant des assistés, pilleront les contribuables en devenant des délinquants, certains iront même jusqu’à massacrer leurs concitoyens en devenant des terroristes.

Cet « état des lieux », passablement piteux, je l’ai dressé, non pour vous effaroucher avec un musée des horreurs … mais pour opérer devant vous un retour réflexif sur notre beau métier, infecté par une idéologie anarcho-libérale, appliquée par une bureaucratie liberticide, elle-même aux ordres d’une finance apatride qui prétend gouverner le monde par le chaos (empire extérieur, féodalités intérieures), et pour vous inviter à chercher résolument et activement les remèdes et les vaccins contre cette infection anémiante qui évoluera vers une France nivelée par le bas, dépossédée de son histoire, accablée de masochisme, abêtie d’analphabétisme, abrutie de sauvagerie, ahurie devant son déclassement mondial.

L’urgence de cette recherche est d’autant plus pressante que la récente invasion des clandestins et la brutale montée en puissance du terrorisme vont déclencher à très brève échéance une aggravation exponentielle de la situation.
Ce que j’ai connu durant ma carrière n’est donc, croyez que je le regrette, que fort peu de chose à côté de ce que vous connaîtrez dans la suite.

Et ce que vous connaîtrez dans la suite, ma compagne s’y confronte déjà depuis des années, dans ce laboratoire de la mondialisation multiculturelle que constitue la zone de non-droit du 93.
Son analyse de la pétaudière dans laquelle elle tente de surnager en sauvegardant un minimum de dignité face à l’humiliation permanente d’une collusion d’idéologues, et de bureaucrates entêtés de « protocoles compassionnels », sans parler des voyous intoxiqués de liberté irresponsable, a donc la valeur probatoire d’un échantillonnage prospectif.

Daniel Barbero.

Ce poste a été rédigé par
Secrétaire départemental du Collectif Racine 77 Coordonnateur interdépartemental du Collectif Racine pour l’Île-de-France.

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