Conférence-débat de fin d’année du Collectif Racine à Melun

Conférence-débat de fin d’année du Collectif Racine à Melun

Mardi 28 juin 2016

Melun (Seine-et-Marne)

conférence débat mardi 28 juin 2016

L’intervention est disponible en vidéo sur ce lien

 

   À l’occasion de la fin de l’année scolaire, le Collectif Racine de Seine-et-Marne (CR 77) a organisé, le 28 juin dernier, une conférence à laquelle prirent part Alain Avello, président du Collectif Racine, ainsi qu’une vingtaine de membres de ce même CR 77.

 

        La réunion commence par un tour de table au cours duquel chacun se présente, puis Aymeric Durox, secrétaire départemental du CR 77 et coordinateur IDF, présente le programme de la conférence et rappelle qu’il existe trois sections départementales du CR en Île-de-France, celles de Paris, de la Seine-et-Marne et du Val-de-Marne. Une section est en préparation dans les Yvelines  et une autre dans les Hauts-de-Seine. En ce qui concerne plus précisément le tout jeune CR 77 fondé en octobre 2015, A. Durox précise que la page Facebook du Collectif a réuni à ce jour 168 mentions « J’aime » et que l’on trouve sur le site du Collectif 31 articles et 4 communiqués de presse, site qui a une visibilité satisfaisante avec une moyenne de 900 visiteurs uniques par mois.

 

 

        A. Durox donne ensuite des informations détaillées sur les communiqués de presse en question. Le premier d’entre eux porte sur l’augmentation du tarif des transports scolaires. Le deuxième a trait à une manifestation organisée à Fontainebleau contre la réforme du collège et contre les dogmes de l’Union européenne qui imposent une austérité nuisible aux collectivités. Le troisième communiqué de presse a pour but de soutenir le proviseur du lycée Flora Tristan, à Montereau-Fault-Yonne en Seine-et-Marne qui avait interdit l’accès à l’établissement à une collégienne vêtue d’une jupe longue à caractère religieux. Enfin, le quatrième communiqué attire l’attention sur la création d’une école musulmane en dur à Savigny-le-Temple pour remplacer le bâtiment actuel en préfabriqué ; dans ce communiqué, le CR 77 s’interroge sur le financement de la construction en question et sur le recrutement des enseignants appelés à exercer dans cette école.

 

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           A. Durox revient ensuite sur les trois écueils qui menacent l’enseignement et qui avaient été dénoncés par les communiqués: le libéralisme, le communautarisme et le pédagogisme. Il conclut son intervention en soulignant que le CR privilégie les relations humaines puisqu’il organise des dîners et des conférences et en exprimant sa satisfaction d’avoir travaillé durant toute cette année pour le Collectif.

 

         Arnaud de Rigné prend la parole. Il revient sur la loi LRU de 2007, qui porte sur l’autonomie des universités, en insistant sur le fait que les économies réalisées par les universités sont faites sur le dos des étudiants. Aussi préconise-t-il l’abrogation de la loi LRU ; l’État doit gérer les universités et mettre fin à cette autonomie.

 

        A. de Rigné poursuit en évoquant l’autonomie des administrations par rapport au ministère et rappelle l’exemple de Gilles de Robien qui, en son temps, n’avait pas obtenu le rejet de la méthode globale. Il est également question de la circulaire de Ségolène Royal de 2000, document selon lequel un élève peut attaquer un professeur en justice. Or, c’est le contraire qui doit être mis en place : un enseignant doit pouvoir exercer son autorité sur un élève sans être puni par son administration.

 

      Après A. de Rigné, c’est au tour d’Alain Avello de s’exprimer. Le président du CR félicite A. Durox du travail accompli puis souligne que le Collectif Racine, fort à ce jour de 21 sections départementales, est à la pointe de l’actualité éducative, scolaire et universitaire. Le site national affiche une moyenne satisfaisante de 500 visiteurs uniques par jour. On notera que le site reçut 8 000 visites le jour du lancement du Collectif et 4 000 durant la première journée des élections professionnelles dans l’enseignement. À ce sujet, A. Avello rappelle que le CR avait soutenu Force Ouvrière Enseignement (syndicat de gauche) et le SNALC (syndicat de droite), puis il évoque le jour où Najat Vallaud-Belkacem avait été obligée de parler du CR lors d’une émission télévisée.

 

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        A. Avello insiste ensuite sur le point suivant : la mission la plus noble est celle qui consiste à construire un projet présidentiel, projet sur lequel travaillent huit groupes de réflexion. Le CR dispose déjà d’un très grand nombre de notes techniques qu’il va falloir synthétiser et harmoniser avant de les soumettre à Marine Le Pen en vue de la préparation du projet présidentiel. A. Avello rappelle ainsi que huit conventions thématiques se tiendront de septembre à décembre prochains. En septembre prochain, la première de ces conventions aura lieu ; ce sera celle sur l’école, et le Collectif Racine associé au Collectif Marianne y travaillent conjointement d’ores et déjà.

 

           Alain Avello revient ensuite sur les causes des maux de l’école, qui sont l’égalitarisme (et le pédagogisme, qui a multiplié les conséquences de l’égalitarisme) et le fait que les décisions sont prises au niveau européen, un véritable diktat vu que toutes nos élites sont converties à l’euromondialisme.

 

 

           Au sujet de l’égalitarisme, Alain Avello rappelle que tout commença avec la loi Haby de 1975 sur le collège unique, loi aggravée par celle de N. Vallaud-Belkacem. On a cru démocratiser l’école en abaissant le niveau global. Mais l’égalitarisme, en abaissant le niveau, creuse les inégalités car un élève issu d’un milieu aisé peut être aidé et a donc plus de chances de réussir. N’oublions pas que l’égalitarisme sévit également au lycée. De tout cela, il ressort que l’exact contraire de l’égalitarisme est l’égalité républicaine qui donne ses chances à tous et promeut ceux qui réussissent. Corollaire de l’égalitarisme, le pédagogisme fut mis à l’honneur avec la loi Jospin de 1989 avec la création des IUFM où l’on consacra alors les sciences de l’éducation. On a ainsi mis l’idéologie de l’élève au centre du système « comme référent de la culture commune« . Or, la culture de l’élève n’est pas la littérature classique mais, pour prendre un exemple, le rap. De ce fait, puisque la culture de l’élève est le référent, l’élève reste enfermé dans sa culture car on ne lui propose rien d’autre.

 

         Alain Avello développe ensuite le second mal dont souffre l’école ; il s’agit du mépris et de la haine de la France manifestés par l’UE qui a encore réduit le niveau d’exigence en poursuivant le travail de dépeçage des programmes. Et le protocole de Lisbonne de 2000 qui veut l’employabilité de l’écolier, c’est-à-dire sa flexibilité lorsqu’il arrive à l’âge adulte, aggrave les choses puisque sa finalité est d’obtenir des électeurs dociles et intellectuellement désarmés qui ne pourraient ni réfléchir ni donc refuser ce qui leur semblerait mauvais.

 

        Est ensuite évoqué le fameux « socle commun des connaissances » qui aboutit à la vénération du dieu Numérique, sachant que les techniques nouvelles ne peuvent aider l’élève qu’à la marge, ainsi qu’à la promotion du globish, mauvais anglais qui nuit en réalité à l’anglais lui-même en en donnant une forme appauvrie. Tout cela était d’ailleurs contenu dans le rapport du sociologue Claude Thélot de 2004 : ce que l’élève doit connaître, ce sont le globish et l’univers du numérique.

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         L’état des lieux étant fait, il convient de faire des propositions novatrices pour le programme présidentiel de Marine Le Pen.

 

          Tout d’abord, il faudra réformer dès l’école primaire et recentraliser. D’un strict point de vue pédagogique, seule doit exister la méthode syllabique. Naturellement, il faut recentrer l’enseignement sur les matières fondamentales avec des méthodes éprouvées. Bien sûr, on retrouvera le principe d’égalité, et on s’attachera à sélectionner les meilleurs élèves.

 

En outre, il faudra mettre fin au collège unique et proposer l’apprentissage dès l’âge de quatorze ans. Vu que l’apprentissage souffre d’un déficit d’image, il conviendra de créer de grandes écoles professionnelles.

 

           Revoir la sélection à l’entrée à l’université ainsi que l’orientation s’imposera, sachant que l’on compte actuellement 50 % d’échec à la fin de la première année d’université. Peut-être devra-on créer une année de propédeutique et instaurer des paliers de sélection juste.

 

         A. Avello ayant terminé son exposé, le public est invité à lui poser des questions et à faire des remarques. On s’interroge sur la question de la culture de l’effort et du mérité qui, naturellement, devra être valorisée ; pour ce faire, prix et récompenses pourraient être institués.

 

         L’école doit former des citoyens éclairés. Il faut inclure dans les programmes un véritable enseignement civique qui soit une discipline à part entière au même titre que les autres matières ; son contenu porterait sur les institutions, la Défense, les médias.

 

         Sur un autre plan, l’assimilation est un impératif ; l’école doit assimiler et transmettre l’héritage national.

 

       En ce qui concerne les instituteurs et les professeurs, il faut revaloriser le métier d’enseignant, notamment par l’augmentation des salaires et du point d’indice. La formation de l’enseignant doit être excellente car un professeur doit se savoir compétent pour se sentir légitime. En ce qui concerne la formation des professeurs, on constate que, actuellement, seules les classes préparatoires fonctionnent bien. Ces classes doivent donc être le marchepied pour devenir enseignant.

 

        Naturellement, il faudra procéder à une recentralisation partielle et provisoire afin de limiter l’autonomie des universités. Il est à prévoir que des contestations s’élèveront ; peut-être sera-t-il nécessaire de recourir à l’autorité pour faire appliquer les mesures qui auront été prises.

 

         À l’issue de cet échange riche de propositions et de suggestions, les assistants eurent le plaisir de se réunir autour d’un buffet amical en faisant le bilan de l’année écoulée et en s’adressant des vœux mutuels de réussite pour l’année à venir, décisive sur bien des points.

 

F. Nore.

Ce poste a été rédigé par
Secrétaire départemental du Collectif Racine 77 Coordonnateur interdépartemental du Collectif Racine pour l’Île-de-France.

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