Les langues anciennes doivent-elles être enterrées?

Les langues anciennes doivent-elles être enterrées?

À l’heure où une réforme menée par la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem s’apprête à achever définitivement l’enseignement des langues anciennes dans les collèges, on est en droit de se poser des questions sur les raisons de cette élimination planifiée. Comment comprendre, en effet, que des disciplines qui occupaient la première place dans l’apprentissage des savoirs se trouvent désormais reléguées à la dernière, voire même totalement supprimées ? Serait-ce que leur pertinence dans la formation des esprits n’est plus d’actualité ?

            On peut assez aisément expliquerl’effondrement progressifde l’enseignement des langues anciennes. Et cela d’abord par leur dimension politique. L’enseignement des humanités a toujours cristallisé d’importants enjeux politiques, et le latin et le grec ne sont pas en reste. Par le lien qu’ils entretiennent avec notre héritage culturel, ils ne peuvent en aucun cas être neutres. Ainsi en 1902, qui fut probablement l’année du débat public le plus profond qui ait jamais été mené sur le sujet, on pouvait voir les plus grands spécialistes et universitaires s’affronter sur la question de la nécessité de l’enseignement classique, par des arguments précisément centrés sur leur caractère symbolique et politique. Lorsque Frédéric Passy, homme politique pacifiste de la IIIe république, dit alors de l’antiquité que « les sentiments de cette société à esclaves, guerrière et plus qu’aristocratique, ne sont pas ceux qui conviennent le mieux à un temps tel que le nôtre », on comprend bien que derrière la condamnation de la formation classique, c’est en réalité tout l’héritage antique, comme système de valeurs, que l’on pointe du doigt.

            Lorsque successivement les réformes de Fouchet en 1965, Faure en 1968, et Haby en 1975 aboutissent au collège unique dont nous héritons aujourd’hui, le statut des langues anciennes s’en trouve irrémédiablement fragilisé : elles deviennent alors des options, à l’horaire diminué, enseignées plus tardivement, à partir de la 5e seulement. L’histoire de la fin des lettres classiques, c’est donc l’histoire d’une lutte farouche contre l’élitisme qu’elles incarnent, ou l’aristocratie qu’elles représentent.

            Comment expliquer cette image réactionnaire de l’enseignement classique ? Il est certes lié à une forme de distinction des élites par rapport aux masses, mais ses tares implicites sont bien plus profondes. Le Latin, c’est l’Église.  Langue sacrée, ancrée dans l’âme de la liturgie depuis le concile de Trente, elle devient fin XIXème dans l’esprit républicain le symbole de l’ennemi, de la Restauration, une survivance du monde ancien. De ce fait l’émergence des mathématiques et des sciences, comme nouveaux savoirs des élites, s’impose par sa cohérence avec la démarche encyclopédique. Remplacer le latin par les mathématiques, c’est attiser une forme d’antagonisme entre monde scientifique et monde religieux, entre foi et raison : c’est la Révolution à l’École, les « Lumières » dans l’enseignement.

            Paradoxalement, cela devient précisément un argument pour défendre le grec contre le latin dans la bouche de l’immense helléniste Victor Bérard : « Le jour où nous n’aurons pas en France un assez grand nombre de gens connaissant l’Antiquité vénérable, nous retomberons bien vite sous la coupe de gens qui, pour des motifs religieux, continueraient à la connaître et appuieraient leur domination sur ce respect du passé qui est au fond de tous les hommes. »  On remarque ainsi qu’étrangement le Grec ne jouit pas de la même mauvaise réputation : il est la langue des origines de la pensée occidentale-les Romains ne sont que de pâles imitateurs- mais surtout de la démocratie.

         Dans cette perspective historique, comment s’étonner aujourd’hui encore que la même  Najat Vallaud-Belkacem qui vient de porter le coup de grâce aux lettres classiques, soit aussi celle qui, utilisant le cache-sexe de la lutte contre le «fondamentalisme religieux », s’apprête à pratiquer une saignée dans les écoles hors-contrat, visant particulièrement celles d’entre elles qui sont confessionnelles ? Que Peillon, au leitmotiv très révélateur de « la laïcité est une religion », ait été le bourreau du CAPES de lettres classiques ? Il y a bien, dans cet enchaînement de mesures visant à diminuer le poids des humanités classiques une permanence et une cohérence politique incontestables.

            Tout cela nous mène au problème qui est le notre : celui du présent et de l’avenir des langues anciennes qui, si elles suivent la pente que nous venons de décrire, ne devraient pas faire de vieux os. À quoi ressemblent les lettres classiques sous le règne de Najat, première du nom ? Le constat est affligeant. Après avoir vu Vincent Peillon tuer les langues anciennes par le haut, c’est à dire par le concours de recrutement, la ministre aussi mielleuse dans la forme que fielleuse dans le fond les a sabotées par le bas. Inutile de revenir sur ce qui a été commenté et détaillé par tous les dignes défenseurs de cet héritage, derniers représentants d’une espèce en voie d’extinction.

            Pour appréhender le parler fallacieux de Mme Vallaud-Belkacem, il suffit, dans toutes ses affirmations publiques, de comprendre l’exact opposé de l’énoncé : «  Donc nous qu’est-ce qu’on dit? On dit qu’on tient beaucoup au latin et au grec, qu’on a envie que ça concerne 100% des collégiens »[1] . Traduction : Le latin et le grec ? On s’en tamponne. Cela ne sera donc accessible qu’aux établissements assez fous pour essayer de les conserver contre vents et marées. Le rutilant « EPI langues et cultures de l’Antiquité », qui fait maintenant pompeusement office d’enseignement classique,  est à la discrétion des chefs d’établissement. Si on veut, on s’en passe. Et l’enseignement complémentaire qui peut s’y ajouter ? Il comporte moins d’heures que l’option à laquelle il succède, et nécessite que l’élève ait suivi auparavant l’EPI. Même combat. On se retrouve donc avec une foule d’établissements qui n’enseigneront plus un brin de latin ou de grec par commodité. « 100% des collégiens », je vous dis. Et la ministre, que dit-elle ? «  non, la réforme n’enterre pas le latin. Bien au contraire »[2].

            Quand bien même un élève de collège aurait la chance d’accéder à cet enseignement, de quelle étoffe est-il fait ? Pas de celle dont sont faits les rêves, pour sûr. Reprenons notre recours méthodologique à l’antiphrase : «  les élèves auront désormais accès à la culture et à la civilisation latine ».[3] Évidemment, en l’an 10 avant Najat, les professeurs s’efforçaient de cacher la culture latine à leurs élèves. Mais tout cela va changer. Car la sans-culotte de la rue de Grenelle va mettre fin à des aberrations qui n’ont que trop duré : « Au lieu de ne faire que de la déclinaison, c’est à dire du latin à proprement parler, on va faire de la culture, de la civilisation antique »[4]. Pour une fois elle est sincère. On ne va plus faire de latin à proprement parler. Que déduire de cet imbroglio d’habiles déguisements de la vérité ?  Qu’il va devenir impossible d’enseigner la langue latine aux élèves, et à plus forte raison le grec qu’ils découvrent plus tard encore. Que l’on va lui substituer un vague saupoudrage culturel sans aucune profondeur. Mais que « tout va bien », comme dirait son patron, puisque nous allons prendre des vessies pour des lanternes.

            On peut donc bien les enterrer, ces langues « mortes », et tout ce qu’elles portent en elles… à moins qu’une volonté politique ne vienne inverser la tendance et les sauver de leur naufrage. Mais pourquoi le voudrait-on ? Toute ironie mise de côté, la question est parfaitement légitime. À ce stade, œuvrer en faveur des lettres classiques, ce n’est même plus de l’acharnement thérapeutique, c’est proposer une réécriture moderne de Mary Shelley. En quoi l’enseignement classique peut-il être considéré comme nécessaire à l’École que nous voulons pour la France de demain ? L’Antiquité, cette vieille ringarde, on ne voit pas trop ce qu’elle viendrait faire au beau milieu de la globalisation, d’internet et des smartphones, de pokemon go et de twitter.

            Nous ne nous attarderons pas à reprendre les arguments traditionnels de la défense de ces disciplines, ils sont bien connus de tous. L’argument linguistique, qui fait des langues anciennes des béquilles dans l’apprentissage du français,  l’argument culturel, qui repose sur l’exploration des sources de notre littérature, de nos sciences et de nos institutions. Enfin l’argument méthodologique : le latin et le grec, en tant que gymnastiques intellectuelles, permettent la formation d’un esprit rigoureux. Si tous ces arguments sont en eux-mêmes justifiés,ils considèrent néanmoins les langues anciennes dans une dimension très utilitaire, et dans un rapport de soumission à d’autres disciplines, implicitement supposées premières. La rigueur ainsi chantée n’est en réalité qu’une préparation de l’esprit à l’épiphanie des mathématiques, l’éloge de la culture, comme nous l’a montré Najat, sert de prélude à l’éviction de la langue pour aboutir à un apprentissage boiteux. Enfin, ne percevoir dans le latin et le grec que des supports aidant à la maîtrise de la langue revient à l’inverse à leur ôter toute épaisseur culturelle.

            Permettons-nous d’y ajouter quelques arguments qui, selon nous, rendent cet enseignement incontournable et font de sa réhabilitation une priorité, et ce pour tous les élèves.

             D’aucuns disent que les humanités sont en décalage avec la modernité, qu’elles lui sont étrangères et donc inaccessibles pour les élèves: c’est là justement tout leur intérêt. Elles sont le plus riche contrepoint que nous puissions leur proposer.  Présentant à notre époque un miroir, elles offrent une vision symétrique : à la fois parallèle et inversée. L’antiquité est la réflexion de la modernité. En cela, les études classiques permettent un regard critique permanent sur le contemporain. On croit à tort que les élèves du XXIe siècle, en particulier les collégiens, ne trouveront plus jamais d’intérêt à l’étude de ces vieilleries. C’est là qu’on se fourvoie, en considérant que l’École ne peut susciter l’intérêt des jeunes qu’en leur présentant leur propre image, en flattant leur narcissisme. Bien au contraire, rien ne pique plus la curiosité de leur esprit que l’originalité, la distance, l’incongruité parfois même, de tout ce qu’est l’antiquité. Inutile donc de vouloir en permanence relier l’ancien au nouveau, dans un effort continu de modernisation des enseignements par le gadget informatique : l’antique est d’une impérissable actualité, parce qu’il s’inscrit profondément dans ce que nous sommes en tant que civilisation, et bien souvent, la tablette de cire intéresse plus que la tactile.

            Voilà précisément un autre argument de la nécessité des études classiques : l’enracinement civilisationnel. Chaque jour à la radio ou a la télévision, on entend dire ad nauseam que « La solution »-aux attentats, à l’insécurité, au chômage, à la discrimination, et pourquoi pas au cancer et à la guerre- « c’est l’éducation ». Même le Brexit et les manifestations contre la loi El Khomri  ne sont que le fait d’un peuple mal éduqué, un peuple qui n’a pas compris, c’est-à-dire qui n’a pas bien assimilé la propagande des médias et du gouvernement. C’est en partie vrai. Du moins est-il exact que la crise sociale et identitaire que traverse la France fait peser sur l’éducation une responsabilité cruciale.

            Dans ce contexte de fragilisation, voire de destruction de nos repères civilisationnels par le mouvement conjoint de la mondialisation culturelle, du sabotage de l’intérieur par les élites, de la pression migratoire et du multiculturalisme, Les ancrages fermes et millénaires de nos sources antiques sont plus que jamais salutaires.

            Elles présentent pour le contemporain dénaturé et déculturé une concentration de modèles, elles sont classiques, c’est-à-dire non seulement anciennes, mais aussi exemplaires, illustres, reconnues. La réappropriation des mythes, tout d’abord, semble de première nécessité pour une jeunesse plongée dans la confusion de la grande marmite numérique. Renouer avec les figures emblématiques de notre culture c’est retrouver les vertus historiques de l’antiquité et avec elles une certaine conception de l’homme, un certain rapport au monde. L‘histoire antique, elle aussi, regorge de figures qui n’ont rien à envier aux héros des poèmes épiques : l’humanisme, qui est sur toutes les lèvres mais dans aucun esprit, s’est constitué à la Renaissance dans le sillage de la traduction en français des vies parallèles de Plutarque.

            Il faut donc l’affirmer sans ambages : plutôt Achille aux pieds légers et Ulysse aux mille ruses que Booba et Ribéry, plutôt Titus Manlius Torquatus et Caius Mucius Scaevola, héros de la république, que la légion d’honneur au prince héritier Mohamed Ben Nayef, et le « bon boulot » d’al-Nosra. Il y a, dans l’horizon de notre jeunesse, un immense vide qui ne trouve aujourd’hui à être comblé que par les héros du libéralisme mondialisé, égéries de la haine de la France, symboles vivants d’une décadence achevée. La mission de l’enseignement classique, c’est de fournir aux jeunes âmes des exemples illustres, qui les élèvent au-dessus de cette fange et leur présente une idée de l’accomplissement de soi qui dépasse le stéréotype du self made man entouré de chaînes en or, de grosses bagnoles et de bimbos aguicheuses.

            Il faut souligner enfin que dans la dissolution complète que connaît notre époque en matière d’enseignement des langues, le latin et le grec font figure d’exception. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on ne peut envisager sérieusement aujourd’hui de dissocier l’enseignement culturel de l’enseignement linguistique. Car de la méthode globale ou semi-globale des petites classes à l’enseignement de la grammaire en cours de Français, contaminé par le dogme pédagogiste, et à l’enseignement des langues vivantes, c’est toujours la même logique qui domine : l’induction. On apprend à « reconnaître » le mot plutôt qu’à le former, et on déduit les règles grammaticales des phrases observées en cours. Mais c’est aussi le cas des sciences, ou la même idéologie domine, sous prétexte que la démarche scientifique elle-même procède par induction, c’est-à-dire observation du réel dont on extrait des lois. Tout cela est un mythe. Et ce mythe est extrêmement nocif.

            Ces conceptions pédagogiques erronées aboutissent à une catastrophe dont on ne parle pourtant jamais : l’inaptitude des élèves au bon usage d’un esprit d’abstraction, une confusion intellectuelle complète, qui s’étend aussi à la chronologie. Ce marasme de l’esprit est ensuite un obstacle à tout progrès et à tout approfondissement, dans quelque domaine que ce soit. Face à cela, les langues anciennes sont une panacée. Il est strictement impossible de leur appliquer ces méthodes, quoiqu’en veuillent les plus zélés des sbires de l’inductif. Leur maîtrise se développe comme on érige une cathédrale, pierre par pierre, de la goutte au clocher. Il est donc légitime de souligner l’utilité du latin et du grec dans la maîtrise du lexique et de l’orthographe par le biais de l’étymologie, mais c’est finalement l’apprentissage de la syntaxe qui est le plus important : il apporte aux élèves, dans leur approche d’une langue, une rigueur et une cohérence qu’aucun autre cours ne leur offre plus aujourd’hui.

            Au-delà de tous les arguments habituellement convoqués pour sauver les langues anciennes de la noyade, il y a donc, bien plus qu’une utilité, une urgence actuelle à les réhabiliter.

            Mais comment faire ? La question des moyens est primordiale. Il faut bien reconnaître que dans le gouffre financier qu’est le budget de l’Éducation Nationale, les motifs idéologiques cachent bien souvent des motifs économiques. Ainsi la suppression du latin et du grec, qui mobilisent des professeurs pour des effectif plus faibles que dans d’autres matières, est indéniablement un bon coup pour un gouvernement toujours en quête de gain. Quelle place octroyer alors à ces enseignements ?

            ● Ils doivent redevenir obligatoires pour tous les élèves. Leur statut d’option est une des premières raisons de leur fragilité. Il contraint les professeurs à une concurrence permanente avec les autres options, du collège -ancienne mouture- au lycée. Il les place dans une situation de marchandage permanent avec les élèves et leurs parents. L’adhésion aux cours de langues anciennes s’obtient au prix de lourdes concessions qui les empêchent de remplir leur rôle : notation complaisante pour ne pas effrayer les élèves, réduction des devoirs sous peine d’être vus comme des handicaps à la réussite de l’élève, laxisme et démagogie pour gagner l’affection des élèves , course aux projets qui servent d’appâts aux plus récalcitrants. Tout ceci doit disparaître pour laisser place aux seules conditions d’enseignement propices à des langues d’une complexité qui n’est plus à prouver, qui sont les mêmes dont jouissent les autres disciplines traditionnelles de notre École.

            Où trouver les heures ? Les rythmes de travail allégés au collège doivent être revus, de même que certains changements récents, comme l’introduction des langues vivantes en 5e ou des sciences physiques dès la 6e. Pour le lycée, on a l’embarras du choix. On peut par exemple supprimer les heures d’accompagnement personnalisé, dont on sait qu’ils sont un des grands échecs de la réforme Chatel. Remplacer les SES ou PFEG par une des langues anciennes serait une autre possibilité : le choix actuel de faire de ces matières des « explorations obligatoires », elles qui n’ont aucun fondement universitaire ni aucune place dans la tradition scolaire française, révèle une fois de plus la soumission de notre école à une certaine idéologie.

            ● Pour cela, il faut aussi leur redonner sens par l’examen. Que ce soit au brevet ou au Baccalauréat, le poids du latin est du grec est insignifiant. Dans ce dernier, en dépit d’un traitement de faveur qui leur donne un coefficient de 3, le latin et le grec, comme les autres options, ne rémunèrent que des points au dessus de 10/20, ce qui aboutit bien souvent à une récompense très décevante au regard de l’investissement fourni. Il est donc essentiel, pour les légitimer, de renforcer leur importance dans les épreuves qui sanctionnent la fin du cursus.

            ● Enfin, la réhabilitation des langues anciennes doit accompagner celle de la     filière L  qui est la grande victime de l’évolution que nous avons détaillée. Faire des langues anciennes le cœur d’une orientation littéraire est donc tout aussi important que logique : cela permettrait de redorer le blason de cette voie, devenue de garage, par le prestige inhérent aux études classiques, tout en éclairant de manière très heureuse le travail mené en littérature, en philosophie et en histoire, dans une réelle interdisciplinarité.

             Ces idées ne constituent qu’une ébauche de réflexion sur les possibilités qui s’offriraient aujourd’hui à un ministère désireux de redonner à notre École le lustre qu’elle a perdu. Il faut évidemment les préciser et les développer, en toute cohérence avec la reconstruction globale qui s’impose. Alors seulement, nous pourrons rendre le discours de Najat Vallaud-Belkacem véridique et offrir à « 100% des élèves » cette formation d’excellence. Ce serait enfin prendre conscience de la responsabilité et de la chance qui est la notre en tant qu’héritiers,  de posséder, mais aussi de transmettre ce que Thucydide, parlant de l’histoire, nommait un ktêma eis aei : « un trésor pour toujours ».

Quentin Ferraud, agrégé de lettres classiques, membre du CR77

 

[1]Débat face à Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV, le 13 avril 2015

[2]  Le point, 20 avril 2015

[3]  Interview de Najat Vallaud-Belkacem sur Itélé par Jean-Jérôme Bertolus du 29 avril 2015

[4]Débat face à Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV, le 5 mai 2015

Ce poste a été rédigé par
Secrétaire départemental du Collectif Racine 77 Coordonnateur interdépartemental du Collectif Racine pour l’Île-de-France.

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